les Églises Réformées
de Saint-Dié & Raon l'Étape
Chroniques
2005 : janvier-février-mars-avril-mai-été-septembre/octobre-novembre
2003 - 2004
ditos
du mois :
La paix, préoccupation que chacun de nous peut partager avec les autres et avec le monde entier. La paix, soif de ce monde, où tous, nous avons sa nostalgie. Voyez combien nous scrutons les événements et les temps ! Et si nous entrons jusque dans notre cœur, nous verrons bien que nous sommes, là où chacun se trouve, dans nos responsabilités respectives et dans nos vies personnelles, des affamés de paix.
Dans la bible, en Genèse 13, Abraham est le premier à s’adresser en terme de paix à un homme. Les pasteurs de ses troupeaux se disputent avec ceux de Lot, son neveu, car l’exiguïté de la terre ne permet pas qu’ils demeurent ensemble. Chose que nous connaissons encore aujourd’hui. Abraham, pour éviter des querelles inutiles entre son neveu et lui et surtout entre leurs pasteurs demande la grâce de se séparer de Lot. Il laisse même à ce dernier le soin de choisir son camp. Il s’agit là de la première réponse dans la Bible à la recherche de la paix. Abraham veut la paix, et cette paix passe par la séparation. Il propose donc la séparation et non la rupture : la séparation pour mieux se retrouver avec son neveu. L’espérance de sauver la fraternité ou de la retrouver quand la haine l’a submergée passe par le consentement et par la grâce du partage. Séparation ici veut donc dire partage.
Au moment où nous commémorons cette année le centenaire de la loi dite de séparation, il me semble important d’intégrer et de ne pas oublier cette dimension du partage contenu dans le terme même de « séparation ». Partage en faveur de la paix et en faveur de la dignité et le respect de chacun.
Pasteur Marcel Mbenga
« Ainsi donc,
tout scribe instruit du Royaume des cieux
est comparable
à un maître de maison
qui tire de son trésor
du neuf et du vieux. »
Matthieu 13, 52
A méditer en cette période de rentrée.
Je crois en Dieu, l’initiateur de la vie et de toute chose qui existe.
Alors même que mon désir et certainement aussi celui des autres,
est de voir à jamais les souffrances balayées sur la terre,
Dieu vient me rejoindre autrement.
Oui, je crois qu’il souffre avec nous et partage notre condition.
Comme les femmes au matin de Pâques,
Incapables que nous sommes d’agir sur nos obstacles et nos souffrances,
Je crois que la pierre est déjà roulée et qu’Il nous donne de le voir.
Jésus-Christ est vivant.
Comme aux disciples à la Pentecôte,
Je crois que Dieu se donne à travers le langage humain.
Par son Esprit Saint, il nous donne d’oser parler de lui,
Sans être terrorisé à l’idée de le trahir.
Je crois qu’au cœur de nos chaos,
Le Fils rend présent le Père.
Au plus profond de chacun de nous, il dépose la paix possible.
Je crois en cette merveilleuse Histoire : folie ou scandale, assurément message de vie.
Dieu est amour
Amen
Les apparitions du Seigneur Jésus-Christ ont témoigné de sa résurrection, et lors de son ultime apparition l’évangéliste Luc (24, 49-52) écrit « … « Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force venue d’en haut. » Puis, il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Tandis qu’il les bénissait, ils se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. »
Quelle joie !
Joie ! La souffrance du Christ est assumée. Sa mission sur terre est terminée. Sa grandeur et sa gloire sont reconnues. Après son élévation, bien que humiliante de la croix, voici Jésus dans une élévation triomphante.
Joie ! L’éternité s’ouvre. Celui qui est venu, qui a aimé et que les disciples ont aimé est aujourd’hui dans la joie éternelle du Père et de l’Esprit. Là il intercède pour nous. Ce n’est pas un ouf de soulagement après tout ce qu’il a vécu sur terre, mais c’est un temps de préparation pour le retour prochain.
Joie ! Joie de savoir que cette gloire du Christ sera un jour la nôtre.
Joie ! Joie de servir. Si sur terre le Christ a achevé sa mission, la nôtre commence. C’est à nous de retrousser nos manches dans ce monde qui n’est pas toujours facile. C’est à nous de prêter nos pieds, nos mains, nos cœurs, bref, tout notre être à Christ pour être vraiment présent au monde, auprès des uns et des autres. Le temps du courage s’ouvre et nous ne sommes seuls.
La promesse du Christ s’accomplit malgré toutes les apparences : « Je ne vous laisserai pas orphelins » Jean 14, 18.
Alors réjouissons-nous.
Pasteur Marcel Mbenga.
Les Eglises de Raon et de Saint-Dié ont tenu leurs assemblées Générales respectivement le 27 février et le 6 mars 2005. Les rapports moral, d’activités, financier ont permis de relever un certain dynamisme et aussi un essoufflement. Le budget n’a pu être bouclé faute de recettes suffisantes. Du coup, la contribution financière à l’union nationale n’est honorée que de neuf mois. Nous souffrons de n’avoir qu’une seule animatrice de culte avec mandat de desserte, en la personne de Germaine Isambert. C’est l’occasion de lui dire merci ainsi qu’à Odile Wolff de Chalons en Champagne, pour sa contribution et ses coups de main précieux, le temps de son passage à Senones.
Le temple est aujourd’hui sonorisé. Nous sommes reconnaissants à l’Eglise Réformée de Paris Etoile qui nous a fait ce merveilleux don.
Autres limites : Une seule catéchète – monitrice d’école biblique : Jutta Rinklin, pour quelques séances à l’année. Heureusement les conseillers presbytéraux se sont engagés à venir assurer la logistique des séances mais pas la préparation. Ce qui est fort intéressant pour les jeunes de rencontrer plusieurs adultes les uns après les autres, mais insuffisant. Alors si vous vous sentez interpellés pour la préparation et l’animation, n’hésitez pas à vous faire connaître.
Des Temps forts pour l’avenir :
les manifestations à l’occasion du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et le centenaire de la création de la Fédération Protestante de France. A Saint-Dié, nous organiserons 4 temps forts en septembre prochain.
Une exposition sur le protestantisme, un concert Gospel avec la chorale africaine de Bruxelles, un culte en présence des autorités et une conférence sur la Laïcité et les Eglises, la loi de 1905 de la guerre au dialogue avec Alain Boyer spécialiste de cette question, et le pasteur Marcel Manoël président du Conseil National qui interviendra sur le rôle et la place des Eglises en particulier l’ERF dans la société.
Remarquons que le Temple de St-Dié aura 150 ans en 2006. Ne serait-il pas bon de marquer le coup, à nouveau, par quelques temps forts ?
Tout ceci participe à l’annonce de l’Evangile et ne vise que notre visibilité. N’est-ce pas là le cœur de notre mission ?
Marcel Mbenga, Pasteur.
Le sel de la Terre !
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel perd sa saveur, comment redeviendra-t-il du sel ? Il ne vaut plus rien ; on le jette dehors et il est foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une hauteur ne peut être cachée. Quand on allume une lampe, ce n’est pas pour la mettre sous le boisseau, mais sur son support et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions, ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. » Matt. 5, 13 – 16.
A partir principalement de ce texte, un groupe de chrétiennes appartenant à différentes Eglise en Pologne ont rédigé les textes et la liturgie pour la célébration de la Journée Mondiale de Prière (JMP). Et voici les mots par lesquels, elles nous accueilleront et qu’elles nous suggèrent de nous accueillir les uns les autres :
Chrétien (ne)s de différentes confessions, nous voulons prier ensemble :
- Pour que la lumière de la Parole de Dieu nous parle,
- Pour que la lumière de l’Esprit de Dieu nous illumine,
- Pour que la chaleur de l’amour de Dieu nous enflamme.Nous savons que Dieu éclaire notre obscurité. Ainsi tels des miroirs de Sa lumière, nous pouvons devenir nous-mêmes lumière pour ceux qui sont encore dans l’obscurité.
Marcel Mbenga
Février
« Et je vis : le ciel nouveau et la terre nouvelle.
Car le premier ciel et la première terre s’en sont allés et la mer n’est plus…
Et j’entendis, venant du trône, une voix forte disant :
Voici la tente de rencontre de Dieu avec les humains, et il campera avec eux,
et eux seront ses peuples, et lui sera Dieu avec eux.
Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Apocalypse 21, 1 – 4Que de drame dans le monde ! L’Asie du Sud nous laisse sans voix et vraiment désemparé. La désolation est portée à son comble ! Nous sommes porteurs de tant de questions ! Et la situation dans le reste du monde n’est pas heureuse non plus !
Le monde va mal ! La souffrance des humains est insupportable. Souvenons-nous.
Dans tous les continents, pays après pays, région après région… que de tragédies ! Et même lorsque tous les médias se taisent ou ne relatent pas certaines situations, nous savons très bien que ce n’est pas un signe de paix ni de tranquillité ni de bien être. Malgré des silences ou des oublis, les horreurs habitent toujours ce monde et nombreux sont ceux qui les subissent. Et ces visages et nos visages ! La désolation et l’accablement de la détresse !
Il est bon de ne pas oublier. Le temps efface tant de choses que nous aimerions garder si nous ne les défendons. Il y a toujours un moment très difficile pour les victimes : Quand ils ne reçoivent plus les témoignages de sympathie et de déférence qu’elles méritent. Il nous appartient, me semble-t-il, et j’en suis convaincu, de guérir ces blessures par notre sympathie et par notre prière quotidienne.
Ces vies interrompues sur terre et toutes ces souffrances durement éprouvées doivent nous faire avancer dans la lutter pour préserver les hommes de pareilles horreurs et sauvegarder la liberté pour tous. Toutes les victimes de quelques cause que ce soit sont unies par l’adversité et la souffrance qui réclament de nous un engagement : Celui de rejeter tout esprit d’inhumanité et de cultiver l’esprit de solidarité.
C’est pour vivre en paix que Dieu nous a appelé. Les souffrances de l’humanité, la mort et le traumatisme des uns et des autres ne doivent pas nous entraîner à la résignation, au contraire doivent nous pousser en avant. Et, seul Dieu est capable d’essuyer toutes larmes de nos yeux. Il nous appartient de proclamer cette espérance et de proclamer l’avènement du Royaume de Dieu, avec tact, compassion, écoute et respect. Nous sommes appelés à la réalisation de ce monde nouveau.
Je veux espérer une humanité régénérée, qui recherche la paix et la justice et qui rejette la vengeance et la rancune.
Je veux croire que tout geste de paix et de solidarité que nous faisons, aussi minime qu’il soit à nos propres yeux, peut conduire à cet avènement du nouvel homme et du nouveau monde.Pasteur Marcel Mbenga
Janvier
« Il y a un moment pour tout, un temps pour toute chose sous le soleil »
nous dit l’Ecclésiaste - Ainsi s’écoule la vie de tout un chacun, parfois paisiblement, parfois tumultueusement. Une vie brève et même trop brève pour certains. Le temps passe. Le temps s’écoule. Nous passons nous aussi dans le temps. Même Dieu devenu homme s’inscrit dans ce temps. Jésus est né lors d’un recensement, il est mort lors de la fête de Pâque.
« Notre vie décline. Nous dit le psalmiste. Le temps d’un soupir, elle arrive à sa fin… La vie passe vite et nous nous envolons… » Psaume 90, 9 – 10
Est-ce pour cela que nous courons, que nos voitures courent, que le monde court ? Est-ce pour rattraper le temps ou pour gagner du temps ?
Nous nous excusons de n’avoir pas de temps. Nous ne pouvons attendre, faute de temps. Nous ne pouvons aider, réfléchir, prier, aller au culte parce que débordés.
Nous courons après le temps, pressés, bousculés, surchargés, affolés, débordés…
Et pourtant, le temps nous est donné. Nous avons des années, des mois, des jours, des heures à vivre : tout nous est donné.Mais une question reste à mes yeux fondamentale : Comment remplir ce temps tranquillement et calmement ? Comment rendre grâce à Dieu en lui offrant ce temps qu’il nous donne ?
Alors, en cette nouvelle année, puissions-nous recevoir la grâce de faire consciencieusement, dans le temps qui nous est donné, ce que Dieu veut que nous fassions.
Bonne année à tous.
Et tous mes vœux les meilleurs.
Pasteur Marcel Mbenga
- Retour
à la page d'accueil -
- Bienvenue - Rendez-vous - Protestantisme - Bible - Prière - Activités -
- Cérémonies - Histoire - Page
d'accueil de l'ERF-région Est -